Au fur et à mesure que ma vie s’effeuille, sur la feuille, j’écris ma vie

LA TERRE N’A PAS TREMBLE
27 juin, 2009, 12:54
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La terre n’a pas tremblé,
Seulement mon corps,
Quand j’ai osé vous parler,
Moi, rêvant de vous jusqu’aux aurores.

Je marchais à côté de vous,
Respirant votre parfum.
Vous aviez peur du loup,
Et moi de prendre votre main.

Nous nous sommes confiés,
Vous aimiez Crosby, Stills, Nash,
Et quand j’ai vu vos yeux briller,
J’avais découvert où l’amour se cache.

C’est après le crépuscule,
Que j’ai senti votre main,
Puis votre corps contre le mien,
Joie d’aimer et d’être aimé qui me brûle.

Nous voulions que la terre
Ressemble à notre amour,
Que notre amour devienne lumière,
Que la lumière nous éclaire chaque jour.

La terre n’a pas tremblé,
Seulement mon corps,
Et tu as pleuré,
Pourtant entre nous, rien n’est mort.

                                  



DERNIERE LETTRE D’UN CONDAMNE A MORT
27 juin, 2009, 8:39
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Je t’écris là ma dernière lettre,
Et les mots me manquent Hélène,
Comme bientôt me manquera ma tête,
Pour exprimer ma peine,
Qui d’ailleurs a été remise à plus tard.

Le bourreau à l’air sympa,
Ce n’est pas un casse-cou,
Il m’a même donné quelques conseils,
Et au lever du soleil,
Je serai entre deux bonnes mains.

Il m’a dit que la guillotine,
C’était vraiment la perfection,
On n’a pas fait mieux depuis la révolution,
Ca fait plaisir à entendre,
Je ne ferai pas d’heures supplémentaires.

J’ai aperçu mon avocat,
Sans lui mettre le couteau sous la gorge,
Je lui ai quand même dit,
Que dans cette affaire,
Il avait plus perdu la tête que moi.

Je ne te dirai pas Hélène,
Que je t’aimerai toute la vie,
Car je ne t’aimerai pas longtemps,
Mais permets-moi après la mort,
D’avoir pour unique amour, la vie.

Voilà, je crois que tout est dit.
Dis simplement à mon frangin
Que j’aime comme un frère,
Que c’est plus la peine,
Qu’il aille se dénoncer.
 



AU COEUR DU VOLCAN…
5 juin, 2009, 13:27
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« Je n’ai pas besoin de larmes pour pleurer »

« La confiance n’interdit pas la vigilance »

« L’important n’est pas toujours d’avoir raison, mais de savoir convaincre. »

« Quand j’écris, j’oublie tout.Comme j’oublie tout, j’écris pour ne pas oublier. »

« Ce sont souvent les autres qui me rendent meilleur ou bien pire »

« Le sexe? une valeur en hausse, tellement en hausse que ça monte à la tête. »

« Même si parfois j’écris en vers, cela ne me rend pas pour autant transparent »

« Donner le meilleur de soi même, c’est une escroquerie, car ce n’est pas se donner soi-même »

« Donner le meilleur de soi même, c’est risquer un jour de décevoir… »

« J’aime bien parler de moi, mais je ne sais pas quoi dire »

« Je n’ai pas peur de vieillir, seulement de mal vivre le présent »

« Je n’essaie pas d’être quelqu’un de bien, mais quelqu’un de mieux, c’est moins dur. »

« Je ne suis pas essentiel,
Et pourtant, l’essentiel est en moi.
Me donner la vie,
En lui montrant la voie…
Ce ne sont pas mes paroles de miel,
Ni tout ce que j’écris. »
 



J’AI ENVIE DE LA CONNAITRE
31 mai, 2009, 12:41
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J’aurai pu lui dire bonjour,
Ou bien même la flatter,
Lui déclarer mon amour,
Mais je n’ai pas osé.

Je la regarde souvent,
Elle me regarde parfois,
Que peut-elle penser de moi,
Peut-être pense t’elle la même chose en ce moment !

Je vois ces garçons qui crânent,
Et qui tournent autour d’elle
En jouant à Superman,
Mais l’amour ne me donne toujours pas d’ailes.

Ils disent qu’elle est un peu fière,
Qu’elle est aussi peureuse,
Et que si elle représente la lumière,
Ce n’est pourtant qu’une allumeuse.

Peut-être aussi qu’elle m’attend,
Que dans son cœur, je suis le prince charmant,
Mais si je ne me décide pas maintenant,
On pourra s’attendre longtemps.

J’aurai du lui dire bonjour,
Et seulement me présenter,
Je la voyais tous les jours,
Mais je suis resté muet.


 



MA VIE QUI PASSE
15 mai, 2009, 8:11
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Je vois ma vie qui passe,
Sans rien ni personne,
Et à l’ombre des années qui me chassent,
Je deviendrai sûrement aphone.

Je vois mon corps invisible,
Pour tous ces yeux de passage,
Affamés d’imperceptible,
Ne semant que l’oubli dans leur sillage.

Je vois mon cœur à la dérive,
S’échouer sur le moindre récif,
Et dans une marée de bave et de salive,
Se défendre à coups de griffes.

Je vois ma vie mutine,
Obstinée, comme l’écho qui résonne,
Et à l’ombre de ces gens qui me piétinent,
Je ne deviendrai sûrement personne.



JE N’AI PAS SOMMEIL
10 mai, 2009, 8:25
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Je n’ai pas sommeil,
Je peux rêver
Sans m’endormir,
Sur un voilier,
Enfin partir,
Mais j’ai peur,
De vouloir revenir,
Sur la terre.
Ma tête ne comprend pas mon cœur.

J’ai mes racines,
Comme le vieux chêne,
En profondeur.
J’ai jeté,
L’encre marine,
Sur du papier,
C’est mon navire.
Je veux partir,
Mais pas m’enfuir,
Comme un voleur,
Ma tête ne comprend pas mon cœur.

J’ai mon réveil,
Qui a sonné.
Il a fait fuir,
Une bouteille,
Message brûlé,
Par le soleil.
Et je chavire.
J’imagine,
Que l’on déracine
L’arbre mort…
Je ne saurai plus rêver.



PORTRAIT DE FEMME
9 mai, 2009, 12:01
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Assis dans mon fauteuil, je l’observe du coin de l’œil. Sur son canapé elle feuillette, un magazine, elle tourne les pages nerveusement, en humectant de temps en temps son index. Que cherche t’elle ? De la décoration pour la maison, des vêtements pour ses petits-enfants, des idées pour son jardin que sais-je !
Elle tourne parfois la tête vers moi presque gênée par mon regard. Elle me dit en souriant, chéri, regarde plutôt la télé, et je fais semblant de détourner les yeux.
Dix ans que l’on vit ensemble, et je suis toujours ébloui et ému par cette femme.
Nous savons tous les deux que tout est fragile, qu’il faut profiter du présent. C’est ce que nous faisons, main dans la main, sans peur du lendemain.
Quand arrive le week-end, le matin, elle se lève la première, puis prépare le petit déjeuner. Elle fait griller les tartines, et s’affaire à sa spécialité, la salade de fruits. Puis doucement accompagné d’un bon parfum de pain chaud, elle vient me surprendre dans le lit et me dit «  chéri, c’est prêt, tu viens quand tu veux ». C’est un moment privilégié qui n’appartient qu’à nous. Pendant une heure, nous sommes là, l’un en face de l’autre, à côté de la  fenêtre qui donne sur le balcon fleuri et sur un paysage verdoyant. On se raconte notre vie, comme je le dis parfois, nous parlons des dossiers en cours…les enfants, la maison, les projets. C’est vrai, je préfère qu’elle évite de parler bricolage à cause d’une allergie chronique du à un traumatisme ancien. Je sais qu’elle fait des efforts pour me préserver, mais ce n’est pas facile…pourtant les sujets ne manquent pas.
Je ne me souviens d’aucun nuage entre nous, comme si la vie ne nous avait pas programmé pour nous disputer. Tout est discussion, à mots feutrés. Pas de tabous, pas de non-dits, je sais quand elle a raison, ses arguments sont toujours limpides. Elle est toujours à l’écoute, je lui parle, et mes angoisses disparaissent. Elle peut deviner mon besoin de solitude, toujours à l’affût de mon bien être.
Pour moi, c’est une femme qui a eu plusieurs vies, une première vie de couple, et trois enfants magnifiques, beaucoup de travail également, c’est vrai, je suis impressionné et admiratif. Bien sûr, je ne suis pas le premier qu’elle a aimé, j’espère juste être le dernier… je lui ai toujours dit que je préférais qu’elle soit heureuse avec quelqu’un d’autre que malheureuse avec moi. J’étais sincère.
J’ai assisté la semaine dernière à son cours de danse. Je la voyais heureuse, toujours avec le sourire. Je l’observais avec toutes ses copines, je la trouvais vraiment belle, la plus belle. Mais je ne lui ai pas dit, je m’en veux.

Il nous arrive de parler du temps qui passe. Nous savons que l’un d’entre nous, un jour, restera seul mais on appréhende la vie sans l’autre, car on l’imagine trop. On imagine le pire pour mieux profiter du meilleur. Nous pensons parfois à nos charmants voisins. Ils nous avaient tous les deux raconté leur vie  avec tellement d’amour l’un pour l’autre. Sa femme partie, le vieux monsieur nous parlait d’elle régulièrement, avec les larmes dans les yeux. Puis, lui aussi, nous a laissé.

Je lui dis que je l’aime, tous les jours, qu’elle est l’amour de ma vie. Je lui ai écris qu’elle était  le sel, l’eau, et le feu, elle est le goût, le goût de ma vie pour l’éternité.



COMMENT TE DIRE…
4 mai, 2009, 12:34
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Comment te dire…avec quels mots si dérisoires,
Sans toi, la vie si fade,
Comme une Terre sans soleil, dans le noir,
Comme un bateau en rade.


Comment te faire comprendre…d’un regard,
Si loin de toi, je m’inquiète,
Je voudrais être ailleurs et nulle part,
Non, être avec toi et renaître !

Je pourrais t’aimer sans même te toucher,
Je pourrai t’attendre, juste espérer,
Boire tes paroles, sans jamais me lasser,
Ecouter ton cœur, et mes larmes couler.

Comment te dire, puisque tu es tout,
Tout ce que mes rêves ne m’ont jamais donné,
Tu es le sel, l’eau et le feu, tu es le goût,
Le goût de ma vie pour l’éternité !



LES BATEAUX DE PAPIER
26 avril, 2009, 11:21
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Trois petits bateaux de papier
Que l’on lançait sur la rivière,
Sur ce chemin de l’école buissonnière,
Que nous n’osions pas trop emprunter.

Les petits bateaux de papier,
Que je faisais seul, sur ma table,
Avant mes devoirs d’écolier,
Et dont je remplissais mon cartable.

Trois petits bateaux de papier,
Naviguaient au gré du vent et du courant,
Sans jamais lasser ces enfants,
Qui embarquaient sur ces navires de liberté.

Trois petits bateaux de papier,
Qui allaient dans ces pays lointains,
Sans nous, qui restions sur le sentier,
Mais qui revenions le lendemain.

Les petits bateaux de papier,
Naviguent toujours dans mon cœur,
Au gré de l’oubli et des regrets,
Même s’ils suivent les chemins de l’ailleurs.  
 



SIGNES DU TEMPS
21 avril, 2009, 12:53
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Il fait chaud et lourd,
Mais le vent se lève,
Et caresse mon visage.
Ca sent bon le parfum de la terre,
J’attends l’orage.
La sueur recouvre ma peau,
Et je me dessèche à l’intérieur.
Quand viendra le dénouement,
Une pluie de fraîcheur,
Lavera mon corps,
Je serai bien.

Je veux ressembler au temps,
Faire lever la brume,
A coup de soleil,
A coup de lumière.
Je voudrais la brise ou l’orage,
Et du vrai sur ma vie,
Sans peur des nuages.
Et je serai bien.
 


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