Au fur et à mesure que ma vie s’effeuille, sur la feuille, j’écris ma vie

SOLEIL ROUGE
27 mars, 2009, 12:26
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Soleil rouge, le vernis craque,
Parfum d’émotion, je respire,
Loin de la multitude, j’ai le trac,
Devant moi, le passé rejoint l’avenir.

Quand tu ris jaune, ils ont peur,
Ceux qui attendent qu’il pleuve,
Mais là où la vie compte pour du beurre,
Ils se refroidissent comme ils peuvent.

Soleil rouge, le vernis craque,
Et mon cœur s’enflamme,
Et l’amour me traque,
Pour une jeune fille, devenue femme.

Soleil rouge, tu t’éclipses,
C’est mon corps qui le crie,
Et c’est mon cœur qui se crispe,
Dans le froid, un rêve s’enfuit.
 



UN LAPIN A SA FENETRE
16 mars, 2009, 12:42
Classé dans : Non classé

Je suis rentré dans ma cage à lapin,
Mais je ne suis pas encore sur la paille,
Même si c’est l’idéal pour faire le « chaud lapin ».
J’préfère écouter les voisins qui se chamaillent.

Quand on ne peut choisir ses grilles,
Il faut accepter de vivre dans les cités-dortoirs,
Où rien pas même le soleil ne brille,
Labyrinthe d’ennui où se perd l’espoir.

De ma fenêtre, je vois d’autres lapins,
Et avec mes jumelles, je regarde leur télé,
En écoutant celle du voisin,
J’me prouve que je ne suis pas trop cinglé.

Si l’on pouvait mesurer la bêtise des humains,
On mesurerait la hauteur de toutes ces tours,
Mais qui oserait le faire un jour,
Personne, car la C.I.A. agirait pour que l’on ne prouve rien.

Moi j’m’en fous, c’est du provisoire,
Il paraît qu’aujourd’hui, on ne fait pas mieux,
D’accord, mais en médiocrité, je veux bien le croire,
Mais bientôt je partirai, à cinquante ans, on n’est pas tout à fait vieux.

Il est sorti de sa cage à lapin,
Contraint de changer d’air,
Il en a trouvé une tout en sapin,
Près de la nature, six pieds sous terre.

Quand vient la grande réunion de famille,
Il faut rejoindre la cité-mouroir,
Où rien, pas même le soleil ne brille,
Labyrinthe d’ennui où se perd l’espoir.
 



INTOXICATION
28 février, 2009, 12:33
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Télé actualités vingt heures,
Flash spécial sur fait divers,
Assassinat, peut-être politique,
Et la caméra qui s’attarde et s’attarde encore…
Sur une tache de sang.

Information carnivore,
Tu es devenue vautour,
Tu guettes le drame et la mort,
Pour amuser la basse-cour.

Télé actualités vingt heures,
Publicité même pas mensongère,
Sur un hold-up et la guerre,
Tiens c’est nouveau, tu fais dans la prise d’otage,
Repasse-moi donc le potage !

Télé actualités vingt heures,
Avec toutes tes images, tu m’intoxiques,
A coup de sensationnel,
Et moi, l’amateur de naturel,
J’ai maintenant soif de violences.

Télé actualités vingt heures,
Je t’ai au bout de mon crayon,
Au bout de ma langue,
Elève doué, tu sombres dans la facilité,
Garde tes images polluées.            
 



SEPARATION
10 février, 2009, 22:30
Classé dans : Non classé

Elle ne voulait pas devenir un amour jetable,
Que l’on brûle à petit feu,
Mais mon cœur n’osait pas se mettre à table,
Pourquoi n’a-t-elle pas su lire dans mes yeux.

Elle dessinait parfois des esquisses sur l’avenir,
En disant je crois en nous deux,
Elle se contentait de mes sourires,
Et moi, de ce genre d’aveux.

Chaque jour, elle était là comme une évidence,
Toujours assoiffée de certitudes,
Je répondais malgré moi par le silence,
C’est souvent le premier pas vers la solitude.

Je n’ai pas compris quand elle est partie.
Elle m’a dit séparons-nous, cela vaudra mieux,
Nous deux, c’est de l’amour en sursis,
Tu vis intérieurement, tu es trop dangereux.

Il aurait fallu une passerelle
Entre moi et elle,
Sur ma joue, quelques gouttes salées,
Et peut-être serait-elle restée.


Elle ne voulait pas devenir un amour jetable,
Que l’on brûle à petit feu,
Mais mon cœur n’a pas su se mettre à table,
Pourquoi n’a-t-elle pas su lire dans mes yeux.
 



VISAGE DE L’INSOUCIANCE
9 février, 2009, 12:44
Classé dans : Non classé

Si dans tes yeux se cache l’amour,
Si sur tes lèvres sommeille l’insolence,
Si les choses te parlent pour une heure, pour un jour,
Alors je sais que tu connais l’insouciance.

Si ton esprit est libre comme le vent,
Si tu sais faire vivre les images,
Si tes rêves t’emmènent dans d’autres temps,
Alors je saurai reconnaître ton visage.

Si tes yeux voient plus loin que l’horizon,
Si tes mains touchent le néant,
Si ton cœur est plus fort que la raison,
Alors tu ne peux être qu’un enfant.
 



LETTRE A UN SOUVENIR
26 janvier, 2009, 12:23
Classé dans : Non classé

Je t’écris cette chanson,
Comme on écrit une lettre,
Sans savoir si tu la recevras,
Sans savoir si tu te reconnaîtras.
Je ne chercherai pas à faire de rimes,
Je ne veux pas fabriquer,
Seulement me rappeler,
Ou peut-être te rappeler, telle que tu étais,
Et moi, différent, comme aujourd’hui.
Je sais, les mots sont difficiles.
Ils deviennent vite banalités, ou démodés.
Les mots gentils, les phrases toutes faites,
C’est si facile !
Mais ton visage est si proche, je peux je crois le toucher,
Comme je n’ai pas su assez souvent le faire hier.
Toujours cette pudeur d’adolescent,
Ou timidité maladive, je ne sais pas,
Mais que tu as pris pour de l’indifférence.
Normal.
Tu n’étais pas que belle,
Cela, je crois, m’impressionnait.
Tu respirais le calme et la douceur de vivre.
C’était simple et j’étais bien.
Je ne sais pas si je pourrais encore retrouver,
Ce chemin de terre, témoin de mes hésitations.
Je n’ai pas su t’aimer, ni mon cœur, ni mon corps,
Comme si j’avais oublié…
Oublié quelque chose d’important derrière moi.
Je suis passé à côté de toi, sans te voir,
Passé à travers toi, sans comprendre.
Je voulais aujourd’hui simplement m’arrêter,
Mais je suis toujours et encore à contretemps.
Je relis ces mots que je viens d’écrire,
Cela ne ressemble pas à une chanson d’amour,
Seulement à un mauvais mot d’excuse,
Que je n’ai pas voulu.
Tant pis, il rejoindra, je pense, le fond d’un tiroir,
Ou d’une corbeille.
Je t’ai écris cette chanson,
Pour laisser échapper des regrets
Bloqués au fond de ma gorge
Depuis des années.
Mais je sais maintenant,
Que les mots n’enlèvent rien à l’affaire.
Je ne sais pas si tu te souviendras,
Et même si tu te souviens,
Je ne serai pas étonné,
Si l’importance que je donne à ces événements
Te paraisse excessive.
Tu les jugerais toi, plutôt terre à terre…
C’est vrai qu’il ne s’est rien passé.
 



FOUS ALLIES
25 janvier, 2009, 14:38
Classé dans : SKETCHE

- S’il vous plaît, Monsieur, j’étais là avant vous !
- Excusez-moi, je ne vous avais pas vu !
- Ca ne m’étonne pas, mais vous n’avez pas remarqué ma pancarte ?
- Votre pancarte ?
- Excusez-moi, elle est à l’envers   (homme invisible)
- Vous êtes l’homme invisible, c’est incroyable, je ne vous aurais pas reconnu
- Pourquoi, ça ne se voit pas ?
- Vous savez, je ne suis pas très physionomiste, et puis c’est la première fois que je vous vois
- J’espère que vous n’êtes pas de ceux qui ne croient que ce qu’ils voient ?
- C’est tout vu, je vous crois sur parole
- C’est donc une chose entendue
- Comment en êtes-vous arrivé là, expliquez-moi ?
- Cela s’est fait progressivement, des petits détails qui m’ont mis la puce à l’oreille
-  Comme quoi ?
- Des gens à qui je disais bonjour et qui passaient devant moi sans me répondre.
- Effectivement, mais encore ?
- Un banal accident de voiture, la personne qui m’a refusé la priorité a prétendu qu’elle ne m’avait pas vu,  alors forcément, on se pose des questions
- C’est là que vous avez conclu que vous étiez invisible ?
- Non, c’est quand ma femme a demandé le divorce.
 - Je ne vois pas le rapport
 - Justement, elle non plus. Elle était plutôt portée sur la chose et elle me reprochait qu’elle   ne me voyait jamais, que j’étais un vrai courant d’air.
- Q’est-ce qu’elle est devenue ?
- Je l’ai perdu de vue
- C’est le monde à l’envers
- Rassurez-vous, elle n’est pas perdue pour tout le monde, elle s’est remariée avec un chirurgien esthétique.
- Ils ont au moins un point commun, ils aiment tous les deux la bonne chair
- Et vous, qu’est-ce que vous faites dans la vie ?
- Moi je suis amnésique
- Amnésique ? Ce n’est pas une situation d’avenir
- C’est vrai, mais parfois on y gagne son passé
- Ah ! C’est intéressant et ça marche pour vous ?
- Non, j’avoue que je suis un peu dépassé par les événements.
- Quels événements ?
- Si je me souvenais…c’est que moi aussi je suis invisible, mais seulement pour moi ! Vous, au moins, vous 
  vous voyez.
- Si vous voulez, on peut se tutoyer.
- Est-ce que cela changera le problème ?
- Faut tout essayer, faut pas désespérer. Attention, voilà quelqu’un qui me cherche. Faites comme si vous ne m’aviez pas vu
                                                                 L’infirmier
- Bonjour, vous n’auriez pas vu une personne qui se prend pour l’homme invisible ?

                                                                   L’amnésique
- Non, mais un homme invisible, ça ne doit pas passer inaperçu

                                 L’infirmier
- Si vous le voyez, prévenez l’hôpital, il s’est échappé. Il n’est pas dangereux, mais il n’est pas très clair, vous me comprenez ?
                                  L’amnésique
- Un homme invisible qui n’est pas très clair, c’est qu’il est mal dans sa peau… mais comptez sur moi !
                                  L’homme invisible
Merci, heureusement que j’ai eu le réflexe de retourner ma pancarte, sinon, il m’aurait reconnu. Mais revenons à nos moutons, raconte moi ton histoire
-Si tu veux. C’était il y a…je me souviens plus très bien, il s’est passé une drôle de chose…
- Quoi ?
-Quelqu’un s’est présenté comme l’homme invisible
- Ca je le sais, c’est moi
- Voilà, la boucle est bouclée
-Bon, je vois le problème. De quoi te souviens tu exactement ?
-De ma femme, je n’arrive pas à l’oublier
-C’est pas grand-chose
-Quoi ma femme ?
-Non, tes souvenirs
-Quels souvenirs ?
- Laisse tomber. Ca te dirait de devenir l’homme invisible ?
-Tu me vois en homme invisible. Enfin, on peut essayer
- Tiens, je te donne ma pancarte. Alors ça va mieux ?
-Nettement, je ne sens plus mon corps. En fin de compte, j’ai tout perdu. C’est comme si je n’existais plus.
-Peut-être, mais il te reste la pancarte
-De toute façon, ça ne change pas beaucoup, avec tous ces gens qui vous mettent des étiquettes
-Ne raconte pas d’histoires, une étiquette par rapport à une pancarte, t’es largement gagnant.
- Oui peut-être, mais qu’est-ce que j’ai vraiment gagné ?
-Le droit d’être quelqu’un d’autre, c’est pas si mal
- Mais puisque je suis invisible, personne ne me voit
- Si tu t’occupes du revers de la pancarte, on n’a pas fini. Moi aussi, je suis passé par là, je n’en suis pas mort
- Je me suis fait avoir
- Tu as une excuse, tu étais amnésique
- Tu crois que je pourrais la refiler à quelqu’un d’autre ?
- T’en fais pas, tu trouveras facilement un repreneur
- Et toi qu’est-ce que tu vas faire ?
- C’est simple, maintenant que je me suis retrouvé, je vais aller me faire voir ailleurs. Salut, bonne chance !
                                                                          L’amnésique
- Qui veut ma pancarte, pancarte garantie invisible, qui veut ma belle pancarte ?



CE QUE JE VEUX
8 janvier, 2009, 12:50
Classé dans : Non classé

Qu’est-ce qu’il me manque,
Qu’est-ce que je veux,
Une partie de pétanque,
Ou parler à Dieu ?

Qu’est-ce que je cherche,
Qu’est-ce que j’espère,
Une main, une perche,
Une sœur, ou un frère ?

Où faut-il que je parte,
A quel endroit, à quel moment,
Quitter ma partie de cartes,
Alors que j’ai un cent?

Ou tomber amoureux,
De la première fille qui passe,
Ou me contenter pour être heureux…
Un café, une simple tasse.

Du papier, un crayon
C’est tout ce que je veux
Respirer, poser des questions,
Vous regarder vivre heureux.

NB: suite à une prise de conscience après la lecture d’un commentaire d’Elisiana, j’ai modifié la dernière phrase du quatrième quatrain qui était  » d’une simple passe ». Elisiana, merci.



CONTRE LES MURS
25 décembre, 2008, 8:47
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La tête contre les murs,
Les mots en convalescence,
Entre silence et ratures,
Je cherche les bruits de ma présence.

Je vis sur la pointe des pieds,
Sans l’ombre d’une angoisse,
Toutes ces pages que je froisse,
M’empêchent de crier.

Nuit d’été, l’aube est encore loin,
Je sens l’orage qui se retient,
Comme mes larmes qui ne trouvent plus leur chemin,
Ou qui attendent la rosée du matin.

La tête contre les murs,
Je n’ai pas d’encre sur les mains,
L’inspiration a fait le mur,
Reviendra t’elle demain ?



LES PAS
20 décembre, 2008, 12:15
Classé dans : Non classé

Pas de femmes,
J’entends des pas de femmes,
Derrière moi qui résonnent,
Je me retourne, mais ne vois personne.

Pas d’enfants,
J’entends des pas d’enfants,
En voilà un, avec son copain,
Mais ce n’est pas le mien.

Pas de deux,
Impair et passe,
Je ne sais pas ce que je veux,
Je joue à pile et…je m’efface


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